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Serge Gainsbourg La chanson de Prévert | Explications

Voici aujourd’hui une chanson de Serge Gainsbourg de 1961 intitulée « La chanson de Prévert » .

Pour les étudiants de FLE:
Cette chanson est un hommage à la chanson « Les feuilles mortes » composée par Joseph Kosma sur un texte de Jacques Prévert (ligne 5 : elle est de Prévert et Kosma). Elle a été chantée par des dizaines, voire des centaines, de chanteurs dans le monde entier. Elle commence ainsi :
   Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes / Des jours heureux où nous étions amis
Comme dans « Les feuilles mortes » Serge Gainsbourg s’adresse à une femme qu’il a aimée, il lui parle de l’automne, des feuilles mortes, et lui dit que leur amour passé le rend mélancolique.

7 les feuilles mortes te rappellent à mon souvenir : en voyant les feuilles mortes, je me souviens de toi

9 Les amours mortes : « amour » est un nom masculin qui peut devenir féminin quand il est au pluriel

11 avec d’autres : le mot « femmes » est sous-entendu

11 je m’abandonne : j’essaie de tout oublier (dans les bras d’autres femmes)

13 je m’indiffère : (création lexicale de Serge Gainsbourg, qui a été reprise récemment dans un titre de film) je suis indifférent (au charme des autres femmes), je suis de moins en moins intéressé par les autres femmes

23 Passe l’automne : (verbe « passer » au subjonctif et inversion du sujet) Que l’automne passe

23-24 vienne L’hiver : Que l’hiver vienne

25-28 que la chanson [...] s’efface de mon souvenir : que j’oublie la chanson

23-31 Signification (interprétation) de la fin de la chanson : Si le temps passe et si j’oublie cette chanson notre amour sera vraiment mort.

 
La chanson de Prévert
chanté par
Serge GAINSBOURG

 
 1   Oh je voudrais tant que tu te souviennes
 2   Cette chanson était la tienne
 3   C’était ta préférée
 4   Je crois
 5   Qu’elle est de Prévert et Kosma
 
 6   Et chaque fois les feuilles mortes
 7   Te rappellent à mon souvenir
 8   Jour après jour
 9   Les amours mortes
10   N’en finissent pas de mourir
 
11   Avec d’autres bien sûr je m’abandonne
12   Mais leur chanson est monotone
13   Et peu à peu je m’indiffère
14   À cela il n’est rien
15   À faire
 
16   Car chaque fois les feuilles mortes
17   Te rappellent à mon souvenir
18   Jour après jour
19   Les amours mortes
20   N’en finissent pas de mourir
 
21   Peut-on jamais savoir par où commence
22   Et quand finit l’indifférence
23   Passe l’automne vienne
24   L’hiver
25   Et que la chanson de Prévert
 
26   Cette chanson
27   Les Feuilles Mortes
28   S’efface de mon souvenir
29   Et ce jour-là
30   Mes amours mortes
31   En auront fini de mourir

9 comments to Serge Gainsbourg La chanson de Prévert | Explications

  • elisa

    merci mais ma chanson préférée c’est elisa et la chanson de prevert le poinçonneur des lilas …

  • French Pops

    Elisa et le Poinçonneur de Lilas sont effectivement de belles chansons.

  • fanni terrette

    J’ai l’impression que Gainsbourg chante « indifférence » et non pas « l’indifférence. »

  • French Pops

    Votre commentaire m’a intrigué. Grammaticalement, ne pas mettre d’article devant « indifférence » aurait été bizarre dans cette chanson, mais avec Gainbourg tout est possible. J’ai réécouté attentivement. Il prononce bien « l’indifférence ».

  • fanni terrette

    Quant à moi, je ne parviens pas à entendre le « l’ » dont vous avez raison de signaler la justesse grammaticale.

  • French Pops

    La perception d’un « phonème » est assez complexe, elle fonctionne par seuil et non progressivement. Il est possible que la prononciation de ce /l/, ici, dans ce cas précis, soit juste assez forte pour qu’un Français la perçoive nettement en dépit de sa faiblesse. Honnêtement, je ne peux en dire plus, bien qu’ayant une formation de phonéticien (ce que vous savez peut–être si vous me suivez sur Facebook), je connais très mal les problèmes liés au /l/.

  • Mpi

    Bonjour, je suis arrivé ici par hasard, je suis français et je vous confirme le « l » lol

  • Dominique

    Il dit bien le L.
    Cette chanson est, pour moi, son chef d’oeuvre. A la millième écoute, elle m’émeut toujours. Je peux passer une après-midi à l’écouter … quelque chose se dégage toujours.

    Je suis né bien après elle (en 1972)

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